Quelles sont les différences entre un Juif séfarade et un juif ashkénaze ?

« Séfarade » signifie « Espagne » en hébreu et « Ashkenaz » signifie « Allemagne ». Le suffixe « i » transforme le mot en adjectif, décrivant l’origine d’une personne. Bien qu’ils soient tous des juifs, les séfarades et les ashkénazes ont bien des points de divergences. Ceux-ci sont généralement d’ordre géographique et culturel. Quelles sont les différences entre un Juif séfarade et un juif ashkénaze ?

Différences gastronomiques

L’une des principales différences entre les juifs ashkénazes et séfarades est la nourriture. Les plats séfarades typiques sont fortement influencés par la cuisine du Moyen-Orient, le lahmayin et le keppe étant deux des aliments les plus connus. En revanche, la cuisine ashkénaze typique a des influences européennes. Le borsht et les pommes de terre sont parmi les plats les plus populaires. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur lalettresepharade.fr.

Restant sur le thème de la nourriture, ils se différencient également par une tradition pascale. Selon la Torah, il est interdit aux Juifs de manger des grains levés de blé, d’orge, d’avoine, de seigle et d’épeautre pendant la semaine de Pessa’h. Cela n’inclut pas le riz et les autres graines appelées Kitniot, car elles ne lèvent pas.

 Cependant, les autorités ashkénazes ont interdit la consommation de riz et d’autres céréales à Pessah à titre préventif afin de ne pas manger les cinq céréales qui ont augmenté.

D’autre part, la Torah interdit de manger la viande d’un animal malade, même s’il a été tué selon les lois de Kashrut. Il existe de nombreuses lois et traditions documentées sur ce qui détermine si un animal est malade ou en bonne santé. À titre illustratif, pour les Ashkénazes, il est acceptable que l’animal ait un certain type et nombre de lésions dans les poumons. En revanche, pour les Séfarades, l’animal doit avoir des poumons totalement lisses et exempts de lésions pour être considéré comme kasher.

Différence sur les deux grands rabbins

En Israël, il y a deux rabbins, un séfarade et un ashkénaze, et il est très courant que chaque branche ait ses propres synagogues, en raison de certaines différences de culte. Cependant, les deux travaillent ensemble et respectent les traditions. En effet, le mariage entre Juifs séfarades et ashkénazes est très courant, n’impliquant que quelques adaptations du couple aux coutumes de l’autre.

Au titre de ces différences, on peut citer la position du rouleau de la Torah dans la synagogue. Les ashkénazes les lisent horizontalement, tandis que les séfarades les lisent verticalement. Un simple détail visuel qui marque une distinction.

Différence sur la prononciation

La différence la plus notable serait dans la prononciation de l’hébreu, principalement les voyelles « o » et « a », que l’on retrouve dans le mot kosher ou kasher. L’hébreu moderne a adopté la prononciation séfarade. Il existe de nombreux Ashkénazes qui, bien qu’ils parlent l’hébreu avec une prononciation séfarade, utilisent la prononciation traditionnelle ashkénaze lorsqu’ils prient ou étudient la Torah, en respectant le caractère sacré des anciennes coutumes et traditions juives.

De leur côté, les Ashkénazes ont leur propre langue qui les identifie : le yiddish, qui a émergé dans la région orientale de l’Europe et a des influences slaves et hébraïques.

En somme, malgré leurs différences, ils s’identifient et se reconnaissent comme juifs, et partagent de nombreuses coutumes et traditions.

A propos de lauteur: Lauren

Je suis reporter et j’ai de nombreuses fois résidé en Israël. Je suis responsable de ce blog.

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